2017… en souvenir de Jean Loup CAILLAT…

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A Thonon les Bains, j’ai eu la chance, durant mes quelques années de Proviseur du Lycée Hôtelier, d’avoir pour collaborateur, un CPE du nom de Jean Loup CAILLAT…

Il avait, tout comme nous, ses qualités et ses défauts, mais une chose est sûre, c’est qu’il était apprécié et estimé de nos élèves… Et ceux ci, on le sait bien, se trompent rarement sur les gens…

Je parle de lui au passé, car il succomba à une leucémie foudroyante, l’été de mon départ pour Biarritz, en 2008..

C’est bien la seule vacherie qu’il ait jamais faite durant sa vie : nous planter tous, sans prévenir.. !!

Le soir du Téléthon, un événement soigneusement préparé par nos professeurs et nos élèves, tous bénévoles, le Savoie Léman avait coutume d’organiser un grand dîner de gala dont les bénéfices étaient entièrement reversés à cette association. ( Car la plupart des denrées et boissons étaient offertes par nos fournisseurs habituels ),

Pour fixer les idées, sachez que nous étions le contributeur le plus important du Chablais pour le Téléthon, immédiatement derrière les pompiers.. ( Mais loin derrière, tout de même..)

Ce soir là, régulièrement, Jean Loup CAILLAT, en tablier de service, était à la plonge… Discret, mais efficace, il avait trouvé le moyen de se rendre utile et de se dévouer aux autres pour une cause humanitaire.

Je me souviens encore de ses paroles : «  On ne peut pas, toute l’année, demander aux élèves de faire des efforts de discipline et de tenue.. et ne pas, soi même, payer de sa personne, à un moment ou à un autre… «

J’ai retenu la leçon.

Et je l’ai appliquée, pour la 4ème fois, en me joignant aux bénévoles du Secours Catholique, des associations « Accueil et Partage «  et «  La maison pour tous «  qui organisent, chaque 24 décembre, un réveillon pour les plus déshérités, les SDF et les personnes seules, dans la salle municipale du Rio que la ville met à notre disposition….

Déjà, l’après midi, nous sommes quelques uns à préparer la salle, dresser les tables pliantes en un U pouvant accueillir une bonne centaine de personnes… On va les recouvrir d’une immense nappe de papier blanc et y disposer un chemin de table en crépon de couleur..  D’autres vont se charger des assiettes et des couverts… d’autres encore, de la décoration : feuilles de houx, branches de sapin …cependant que l’arbre de Noël est dressé, avec ses guirlandes, ses boules scintillantes et ses lumières clignotantes, à la place d’honneur, d’où tout le monde pourra le voir…

Chose amusante, je retrouve, avec grand plaisir, des bénévoles que je ne revois qu’à cette occasion… Le reste de l’année, je ne sais ce qu’ils deviennent…

Par la suite, une petite équipe va se charger de préparer les entrées, car le menu sera copieux, cette fois encore : un potage de potiron à la crème fraîche préparée par Annie, ancienne restauratrice… Elle disparaît presque derrière ses marmites… Suivront les entrées : une tranche de foie gras, présentée sur une feuille de salade et décorée de quelques tomates cerises… Le traiteur nous apportera des cuisses de poulet rôti, désossées et farcies au foie gras, accompagnées de pommes sarladaises et d’une demi-tomate… Les fromages seront servis à la portion, juste avant les bûches, préparées par des bénévoles qui nous régaleront, comme d’habitude….

Cette année, les participants sont plus nombreux… Faut-il s’en réjouir en se disant que le message est mieux passé… ou bien s’en désoler, car ce peut être le signe que les choses vont plus mal encore pour bon nombre de gens… ??

Voici nos SDF… Des jeunes, dont on voit bien qu’ils ont pris l’habitude de boire.. Eux aussi sont plus nombreux… Voilà des familles, avec de jeunes enfants.. Sans ressources… Ils ont fait un effort de toilette, de même que ces personnes seules, des femmes majoritairement, qui prennent place timidement dans la salle bien chauffée….

Pour créer l’ambiance, notre ami accordéoniste a ressorti son instrument et, circulant de ci de là, propose au public des chansons archi-connues que beaucoup reprennent en choeur… C’est sympa et on sent qu’on va passer un bon moment…

Moi, dans ma petite cuisine, sur le côté, j’attends l’arrivée de la vaisselle.. Les bols du potage, puis les assiettes du plat principal, les couverts et les grands plats du traiteur…

A mon tour, comme Jean Loup CAILLAT, de bosser à m’en casser les reins… !!

La vache, le mal au dos… ça ne s’arrange pas avec les années… !!!

La récompense, ce sont les rires et les chants que j’entends dans la salle… les sourires des serveurs, signe que tout va pour le mieux…

Et surtout la messe de minuit, à la cathédrale St Front… Elle est pleine, comme tous les ans, et les énormes candélabres, tout illuminés, éclairent les mines réjouies des fidèles, heureux de reprendre en choeur ces cantiques de notre enfance que tout le monde connaît : «  Il est né le Divin Enfant « , «  Douce nuit, Sainte nuit «  et le «  Gloria «  que m’a appris ma mère quand j’étais petit enfant…

Il est 1 heure 20.. On sort dans le froid… les cloches sonnent à toute volée… ça fait rien, c’est Noël.. !!

Alors…. ???

Alors… que 2017 nous apporte son lot de joies simples et vraies… !!

Que 2017 nous donne, encore, l’occasion de partager un peu d’humanité… !!

A un moment ou à un autre, croyant ou pas, on a tous l’opportunité de faire un geste, car, tout compte, même la plus petite pierre…. et c’est ça qui nous sauvera, selon moi…

La main tendue…

Bonne et heureuse année à tous… !!!

https://drive.google.com/file/d/0B3ocvliRc5BSZ3pLWUZMWGhVbUk/view?usp=drivesdk

Fait à Périgueux, le 01 01 2017.

Gérard Rebière.

Ginette

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Ginette nous a quittés le 14 novembre… Le même jour que sa sœur aînée, Georgette, ma mère, mais 32 ans plus tard, toutefois……

Elle aurait eu 90 ans en Février prochain.

Ginette aimait la vie.

Et donc, les gens…

Elle possédait ce don extraordinaire de pouvoir provoquer immédiatement la sympathie… Par sa simplicité, elle mettait chacun à l’aise… et, un je ne sais quoi en elle, amenait la confiance…

Peut être une sorte d’empathie, une capacité d’écoute et d’attention.

Elle venait d’un milieu modeste… Sa mère, Adrienne Meynard, qu’on appelait «  la Nini « , avait fait mille petits métiers durant la grande guerre. C’était une femme de volonté, mais généreuse et solide, comme tous ceux qui savent le prix de la peine et du travail… Son père, Maurice Cherchouly, était placier, employé de l’octroi. Son statut de fonctionnaire municipal lui avait permis d’emprunter pour faire construite une maison, loi Loucheur, comme on en trouve tant autour de Périgueux. Un brave homme, comme on dit.

La famille s’était installée dans le quartier des Mondoux, un minuscule village de jardiniers, de maraîchers, de pépiniéristes et d’horticulteurs, en bord de l’Isle, près de la guinguette de Barnabé. Tous se connaissaient. Travailleurs de la terre, habitués au labeur et à la peine, été comme hiver, ils vivaient modestement de la vente de leurs produits. La règle, aux Mondoux, c’était l’entraide et la solidarité. On donnait la main volontiers…

Vers la fin des années 30, la famille s’était agrandie. On se serra un peu plus pour faire une petite place à Jacquie Bariot, une jeune cousine de Champagnac de Belair, récemment orpheline. Elle fut la sœur cadette, la petite dernière, et la Nini alla faire des ménages pour arrondir les fins du mois… Pas de quoi en faire une histoire, n’est ce pas… ??

Ginette a vu son père partir à la guerre. A 12 ans.. L’angoisse, la crainte de l’avenir… Puis il revint, démobilisé après qqes mois, juste au moment d’accueillir 2 jeunes réfugiées parisiennes, dans une pièce de leur maison, réquisitionnée après la débâcle de 40..

Et ce fut la guerre… Ses privations, sa misère.. Quand tout manque et qu’il faut faire durer les vêtements, retourner le col des chemises, détricoter les pulls.. Tout doit resservir… Qu’ils ont été bienvenus les légumes du grand jardin de Maurice, les quelques volailles du poulailler, les lapins du clapier ou les poissons pêchés dans l’Isle.. !!!

Et ce fut la guerre, avec son cortège de morts.. Des jeunes résistants du quartier : Gabriel Lacueille, Albert Martin, Paul Dumas… Des rues portent leur nom, aujourd’hui…

Le 8 septembre 45, à 18 ans, Ginette épousa Michel Balout. Sa famille vivait dans une petite maison, à Barnabé. Le père, maçon, la mère au foyer et 4 enfants. A cette époque, Michel était «  facteur-résistant « . Cad qu’il détournait les lettres de dénonciation adressées à la Kommandantur, pour les brûler, le soir, en cachette, avec son frère Noël. Au péril de leur vie, évidemment… Puis, tous deux rejoignirent le maquis de Durestal, près de Cendrieux et se battirent pour notre pays.

Fin 45 Michel créa, avec son frère Noël, la SARL Balout Frères, entreprise du bâtiment. Avec une camionnette, une brouette, pelle, pioche, truelle, fil à plomb et du courage à revendre…

Ginette travaillait alors au Crédit Lyonnais. Elle y resta jusqu’en 56, à l’arrivée de son fils Thierry. Véronique naquit 3 ans plus tard.

Pour autant, ce couple, aimant et sympathique, ne changea pas ses habitudes… Garder toujours sa porte ouverte pour recevoir, en toute simplicité, la famille, les amis, les connaissances…

Même lorsque l’aisance fut venue, ils ne dérogèrent jamais. Conservant cette discrétion et cette retenue des gens issus d’un milieu modeste, connaissant et appréciant la valeur des hommes, plutôt que le paraître…

A leur façon, ils se montrèrent toujours généreux avec les plus défavorisés, allant même au devant des souffrances ou des misères… Au sein de l’entreprise ou avec les plus humbles, abîmés par la vie, jamais on ne fit appel en vain à leur humanité…

Ils ne s’en vantaient jamais. Mais ça finissait par se savoir… Nombreux, ceux qui ont tenu à leur rendre cette justice et à saluer leur générosité…

Ginette aimait la vie.

Et donc les enfants…

En plus des siens, qu’elle adorait, je l’ai toujours connue entourée de gamins, nièces et neveux – moi le premier, le plus âgé – cousins et cousines, enfants des amis… Aux beaux jours, sa maison était toujours pleine… On entendait les rires et les chants… Car, quand on aime la vie, on aime tout ce qui peut apporter joie et gaîté : chanter, écouter de la musique… ou en jouer…

Alors, Ginette aimait chanter… Quant à Michel, son accordéon aura fait danser tout le quartier..

Et plus tard, avec sa cabrette, accompagné par Véronique et Thierry à la vielle, ils animeront les bals et les sorties des «  Croquants d’Escornabiou « …

Mais la vie passe.

En 73, Maurice partit. Puis, la Nini en 76. Et Michel, en 77, après une longue maladie, comme on dit. Ginette a subi, enduré, mais tenu, jour après jour, jusqu’à la fin… Ce fut une époque bien triste et douloureuse. Matraquée, amaigrie et noyée de chagrin, ça faisait tellement mal de la voir ainsi, méconnaissable. Veuve à 50 ans.. après 32 ans d’une vie de couple solide et aimant.

S’y rajoutèrent le dépôt de bilan de l’entreprise Balout en 78 et des tracas à n’en plus finir, avec les banques… Famille et amis vinrent alors l’entourer de leur aide et de leur affection… Elle qui avait tant donné, recevait, cette fois, en retour…

Thierry se maria en 78. Avec Martine, la famille s’agrandit alors de Cyril, David et Cynthia. De leur côté, Véronique et Laurent lui donnèrent 2 autres petits fils : Romain et Thomas.

Ayant de l’amour à donner et de nouveau des enfants autour d’elle, Ginette remonta un peu la pente.. Elle rencontra alors Robert Clément. Ce gendarme retraité, veuf et, comme elle, d’origine modeste,

était un brave homme, agréable à vivre et ouvert aux autres, lui aussi.

Ils ne pouvaient que s’entendre et celle belle histoire dura 30 ans.

Ginette avait trouvé un compagnon solide, qui partageait son plaisir d’accueillir et de recevoir… Elle le suivit à Mareuil et se fit, là bas, de nombreux amis…. Avec l’âge, pourtant, la vie se mit à ralentir, peu à peu, jusqu’au moment où la maison de retraite de St Pierre de Chignac devint leur dernier refuge.. Robert partit en mars 2015…

Et je crois bien qu’à partir de là, les choses se mélangèrent un peu, chez Ginette… Par moments, elle oubliait, confondait et se trompait.. mais sans que jamais ne cesse la sympathie qu’elle savait faire naître, chez les uns ou les autres… Je peux en témoigner, pour l’avoir vue souvent….

Depuis un mois, on la sentait lasse.. et fatiguée de vivre… Elle est partie dans son sommeil, tout doucement, reposée et en paix….

Avec, près d’elle, pour lui tenir compagnie, les photos des siens et du petit Maé, fils de Cyril, venu tout récemment lui conférer ses galons d’arrière grand mère. Elle en était toute fière…

Ginette était d’un temps où les gens se parlaient, s’entraidaient, connaissaient le prix des choses et travaillaient durement pour gagner de quoi vivre… Son enfance puis son adolescence auront été marqués par des événements inouïs, mais elle n’en fut pas abattue.. Au contraire, elle trouva, dans les autres, mille occasions de faire plaisir, d’apporter de la joie, de la gaité et un peu de bonheur…

Discrètement. Et simplement.

Ginette, ma chère tante, tu vas nous manquer..

Et selon notre expression en Périgord : «  On va te trouver à dire, Ginette « …

Fait à Périgueux, le 17 novembre 2016.

Gérard Rebière.

 

 

 

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Voyez la mer…!!!

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A Martine Remaud, cette «  amie du bout de la vie « … Nous sommes en Juillet 1965. La voiture est …

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Les Gets… et son festival de musique mécanique.

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Je le sais depuis longtemps, hélas, sans rien pouvoir y changer : ma voix est sourde et s’il m’arrive de chanter, ça se limite au périmètre de la douche… Si certains chantent sous la pluie, moi, c’est sous la douche..!!

Reste que, de ce point de vue, j’ai plutôt les idées larges… N’importe quelle douche fait l’affaire, tant en France qu’à l’étranger.. Qu’elle soit hyper-sophistiquée, avec tout plein de gadgets de règlage, dont on ignore généralement dans quel sens il faut les tourner… ou bien qu’elle soit des plus simples, ( eau froide uniquement ) avec une ouverture directe sur l’extérieur, où attendent les candidats suivants… ( Après tout, c’est pas bien grave, n’est ce pas.. ?? Suffit de leur tourner le dos.. !! )

Adolescent des sixties, j’ai connu, l’été, le «  temps des copains « la guitare sous le bras…

Incapable, hélas, de chanter le dernier succès à la mode, car personne ne pouvait m’entendre…

Je me suis donc résigné, dans la plupart des cas, à accompagner tous ceux qui possédaient un organe plus puissant que le mien… !! ( Exercice d’autant plus frustrant que je chante juste.. !! )

Heureusement, l’ami Lucien était là… Lui chantait bien et suffisamment fort pour mettre l’ambiance tout autour de lui… Capable d’entraîner jusqu’aux sourds-muets.. !! Il n’avait qu’à débarquer, sa guitare sous le bras, dans n’importe quel coin et, au bout de cinq minutes, il était devenu le pote de tout le monde… Tous chantaient avec lui, comme s’ils l’avaient toujours connu… !!

Alors, à nous deux, on s’est amusé bien des fois.. !!

Sachez le, pourtant… Il existe un endroit, sur cette terre inhospitalière, où un handicapé de la voix comme moi peut, malgré tout, chanter tout son content, sans que personne y trouve à redire…

Car chaque année, à la mi-juillet, le village des «  Gets «  organise, trois jours durant, le festival international de la musique mécanique…

«  Les Gets « , c’est une petite localité d’environ 1300 habitants. Située sur le col éponyme qui relie la vallée d’Aulps à Taninges,  elle se trouve à une quarantaine de km au sud de Thonon, en plein massif du Chablais.

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Elle est surtout connue comme station de ski, particulièrement appréciée des familles pour son accueil et son dynamisme… Au point que, chaque hiver, sa population est multipliée par dix… !!

L’été, en revanche, elle attire un autre public, tout aussi sportif, qui trouve son bonheur à dévaler des pentes vertigineuses en chevauchant des VTT aux pneus énormes… !! Casqués, bottés, protégés de tous côtés, coudes, genoux, épaules… par des accessoires en plastique noir, ces compétiteurs ressemblent aux chevaliers du Moyen Âge revêtus de leur armure… !!

Bon.. Les randonneurs ont encore suffisamment d’espace pour se livrer à leur loisir… !!

Aux «  Gets « , les curieux auront très certainement visité le musée de la musique mécanique.. !!

Voici ce qu’on peut lire sur le site : http://www.musicmecalesgets.org/

L’Association de la Musique Mécanique a rassemblé depuis 30 ans une collection unique, irremplaçable et de très haut niveau, oeuvre collective d’une équipe de passionnés. Elle regroupe : carillons, pendules et boîtes à musique; orgues de rue, de danse et de manège; pianos mécaniques et pneumatiques; tableaux animés et automates; accordéons et violons automatiques; harmoniums, orchestrelles et orchestrions (remplaçant un orchestre!); phonographes, gramophones et juke-boxes, pour ne citer que les principaux types d’instruments….

Les 550 pièces sont présentées dans le contexte de leur époque à travers différentes salles, les visites animées émerveilleront vos yeux et vos oreilles. Cette collection, par son originalité et sa valeur, est aujourd’hui reconnue par les spécialistes du monde entier et les Pouvoirs Publics.

C’est un véritable plaisir de découvrir, de salle en salle, ces instruments de musique, parfois surprenants d’ingéniosité, mais dont le parfait état permet toujours le fonctionnement.

Du coup, le visiteur ne peut résister au bonheur de reprendre ces airs entraînants, qui rappellent l’ambiance des fêtes foraines et des merveilleux carrousels d’autrefois, ces manèges à chevaux de bois que l’on rencontre encore, ici ou là…. pour la plus grande joie des enfants ( et de leurs parents..)

D’où l’idée d’organiser un festival international des musiques mécaniques.. !!

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En 2016, c’est le 17ème.. !! Du 15 au 17 Juillet, il a accueilli plus de 450 participants, heureux de faire revivre un patrimoine musical exceptionnel..

Tous ces artistes, chanteurs des rues, joueurs d’orgue de barbarie, musiciens inspirés, ont pris possession de l’avenue principale.. Pour la circonstance, elle a été abondamment fleurie et décorée de guirlandes, drapeaux et flammes de toutes formes et aux vives couleurs…

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Bien protégés du soleil sous leurs parasols multicolores, nos musiciens chanteurs arborent, fièrement, de superbes vêtements 1900 ou de magnifiques tenues folkloriques…. Il y a des Savoyards, bien sûr… mais aussi des Suisses de Zürich ou de l’Appenzell ( ce canton où, une fois par an, la population, rassemblée sur la grand place, vote, à main levée, les lois qui s’appliqueront à la communauté entière, exemple unique de démocratie directe..!!)..

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Les Allemands sont venus en nombre, car, la maison Hofbauer à Göttingen, fabrique encore de merveilleux orgues de barbarie… Certains nous arrivent de Münich, qui n’est pas la porte à côté.. !!

Tous ces instruments se ressemblent, bien sûr, puisque le principe est le même… Mais chacun se distingue des autres par sa décoration, toujours très soignée, ou par quelque ingénieux mécanisme qui attire le regard… On les a installés sur une petite table ou quelques trétaux, le tout recouvert d’une jolie nappe aux motifs de montagne …

Pour mieux les déplacer, certains les ont placés, tels des enfants, dans des landaux d’autrefois… D’autres encore, plus ingénieux, ont fabriqué un petit meuble sur roues qu’il suffit de pousser…

 

 

Mais tous, à tour de rôle, tournent leur manivelle à chansons et le public, bon enfant, reprend avec ces artistes passionnés, des airs «  que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître « … Et, sans doute aussi, les moins de cinquante ans… !!

Car le répertoire à l’honneur, c’est celui de nos grands parents et de nos parents… Ces chansons, ils les entendaient dans la rue, comme ici, aux Gets.. ou à la radio, dans la période des années trente aux années cinquante…

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Le petit enfant que j’étais alors, les avait dans l’oreille… D’autant que mon oncle Michel les reprenait sur son accordéon pour faire danser famille et amis, dès que se présentait une occasion de s’amuser, après cette période si dure et triste de la dernière guerre, où les bals étaient interdits…

Rappelez vous : La valse brune ( Georgette Plana )… Mon amant de St Jean ( Lucienne Delyle ).. Padam, padam ( Edith Piaf )… Le petit vin blanc ( Roberte Marna ).. La valse des infidèles ( Mouloudji ou Sidney Bechet )..etc, etc…

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Alors, on va rejoindre spontanément, la foule des badauds qui se regroupe autour des musiciens… Car ils ont eu la bonne idée de distribuer au public des feuilles sur lesquelles on trouve les paroles des chansons..

Du coup, pas de problème..

Allons y pour «  étoile des neiges « , éternel succès de Line Renaud..

Qui ne le connaît pas.. ?? Surtout ici, en Haute Savoie…

Déambulant, de joueur d’orgue en limonaire, on va tomber sur des équipages étonnants…

Mélange de cirque et de fantaisie débridée : le dynamogène et sa cage d’écureuil, «  grande roue révolutionnaire fonctionnant uniquement à l’énergie musculaire « ..

On va croiser de bien curieux véhicules, sortes de tricycles aux mécanismes compliqués… Comment s’y reconnaître dans cette exubérance de pignons, pédaliers, chaînes et câbles qui se croisent en tous sens.. ça monte, ça descend… mais ça avance, tout en entraînant des cymbales, des tambourins et des sifflets… !! Quelle surprenante machine et quel étrange équipage… !!

Et voici un joueur de scie musicale… !! Il s’applique pour donner sa version du «  Temps des cerises « .. qu’on a du mal à reconnaître, car l’oreille n’est pas habituée… Mais il sera bien applaudi, car il y faut du talent… et beaucoup de travail… !!

Le festival propose aussi quantité d’autres points d’intérêt : exposition de peintures, projection de films muets, contes musicaux.. etc.. Il y en a pour tous les goûts..

Moi, mon plaisir, c’est de chanter..

Et là, je vous assure, j’en ai largement profité…

En un jour, j’ai fait le plein de musique de rue…

De quoi tenir jusqu’à l’an prochain… pour le 18ème festival de musique mécanique des «  Gets « … !!

Gérard Rebière.

Fait à Périgueux le 21 Juillet 2016.

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PS : Nos amis suisses ont inventé un instrument de musique tout à fait original : l’écuelle musicale..!!  Dans une écuelle, on lance, sur la tranche, une pièce de 5 francs suisses et on la fait tourner le plus régulièrement possible… C’est pas facile à faire, car il faut pas se louper… mais le son produit est, paraît-il, très joli…!! Ah… le bruit de l’argent suisse..!!

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Claveille 82 – 86

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Jeune CPE, tout juste formé à mon métier, j’arrivai à Claveille en 1982 sans rien connaître de l’enseignement technique. J’eus la …

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Notre Dame du Léman

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Mes amis, Sur la commune de PUBLIER/AMPHION, on peut voir, chaque jour, des gens remplir leurs bouteilles ou diverses sortes de …

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Dîner de gala des 30 ans du LTH LR..

Mes amis,

Vous trouverez, ci joint, quelques photos du merveilleux menu qui a été servi à 150 personnes dans l’immense patio du Lycée Hôtelier de La Rochelle…

Car, 30 ans.. ça se fête.. C’est un bel anniversaire, non.. ?? Surtout pour un Lycée hôtelier… !!

Les convives ont été accueillis par les étudiants de BTS Hébergement, formant une haie d’honneur.

Ils sont en grande tenue, veste et pantalon noirs pour tous, chemise blanche et cravate pour les garçons, chemisier et petit noeud pour les filles.. Gants blancs… une nouveauté..

De grandes tentures de couleur relient les 4 coins de cet espace à partir d’une fixation centrale. En de chaudes couleurs pastel, elles évoquent l’extraordinaire épopée de l’Hermione, depuis son port d’attache de Rochefort, jusqu’aux côtes américaines…

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Dernières consignes avant le service.(Photo Serge Laplanche)

C’était l’an passé, d’avril à août..

Tous les passionnés de Marine, tous les «  Charentais Maritime « , les rochelais et habitants de Rochefort en ont suivi, avec passion, les compte-rendus réguliers diffusés sur les réseaux sociaux par un équipage enthousiaste.

J’étais du nombre, bien sûr, car j’ai eu cette chance exceptionnelle de pourvoir suivre, depuis sa naissance jusqu’à son lancement, l’aventure de la construction de cette réplique du bateau de La Fayette..

Enorme…!!

Un peu plus loin, des projecteurs diffusent, en continu, un diaporama retraçant des moments forts de la vie de l’établissement, cependant que les musiciens du conservatoire de La Rochelle accordent leurs instruments, violons et violoncelles…

Des tables de 12 attendent leur public… Certaines au nom de quelques uns de nos collègues enseignants disparus… J’ai été sensible à cet hommage…

Au centre, une coupe de magnifiques fleurs exotiques, flottant comme par magie 50 cm au dessus de la table, dans un vase de cristal au pied étonnamment long, accueille les hôtes déjà souriants..

Vaisselle des grandes occasions, assiettes d’un goût exquis, couverts étincelants, 2 verres à pied seulement car un excellent champagne sera servi durant tout le repas… et à la bourguignonne, s’il vous plaît..

Serviettes de table blanches, élégamment présentées en coussin…

Chaises habillées de blanc ..

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Vue générale depuis les circulations du 1er étage. (Photo SL)

Le menu décoré et le discret petit carton indiquant la place de chacun ( toujours sur le thème de l’Hermione et du Trentenaire… )

( Les convives ne réaliseront même pas tout le travail en amont qu’a nécessité la gestion des inscriptions, des invitations, l’organisation des tables et leur plan… pour que tout se passe bien et que chacun, après un passage au vestiaire, trouve rapidement sa place, guidé par des élèves souriants et disponibles.. !! )

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Passons sur les traditionnels discours pour en arriver au service..

Des brigades de 12 , descendant en file indienne l’escalier central depuis les cuisines du 1er étage, encerclent chacune leur table, en silence mais avec le sourire, et de façon parfaitement coordonnée…

Avec élégance, chaque serveur dépose, par la droite, l’assiette et son contenu, cependant que les maîtres d’hôtel, un couple mixte, en annonce le titre et la composition…

Le service se poursuit ainsi toute la soirée, avec rigueur, efficacité et rapidité.

Discrétion aussi, pour les sommeliers venant servir le champagne très régulièrement ou pour les serveurs remplaçant les carafes ou proposant des petits pains maison..

Depuis le 1er étage, cuisiniers et pâtissiers, tout en blanc, viennent observer le bon déroulement du service…

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Homard au Pineau et melon. Sauce corail. Riz noir.

Cette pratique a toujours existé au LTH LR et nous l’avons encouragée…

Car nos élèves apprennent les uns des autres…

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Volaille de Challans, façon  » Demi deuil « . Petits légumes. ( Photo SL )

Les cuisiniers et pâtissiers se souviendront longtemps du ballet des serveurs, de l’efficacité de leurs interventions, du travail des sommeliers, bref de tout ce qu’apporte une organisation réfléchie, rationnelle et préparée très soigneusement, sur plans, avec l’équipe des enseignants, très discrets ce soir là, mais, veillant à tout depuis les arrières….

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Tube meringué Surprise. Glace fromage blanc. Ecume lactée au jasmin ( Ph SL)

De même, les serveurs garderont en mémoire la présentation harmonieuse de chaque plat.. Elle compte presque autant que son goût… Mais c’est le résultat d’un long travail de recherche pour retenir un thème, le plus souvent en relation avec l’actualité ou la situation locale… Il se poursuit par des essais, des dégustations, des tests de présentation , car l’excellence est toujours la somme d’un travail considérable… Et quand tout est décidé, s’organisent alors la préparation et la cuisson, plusieurs jours à l’avance, de sorte que, au jour J, il n’y ait plus qu’à remettre en température ou à terminer les finitions de dernière minute..

De telles manifestations constituent une formidable expérience pour tous ces jeunes..

Ils auront – ce jeudi 7 Avril 2016 – la profonde satisfaction d’avoir réussi une grande prestation, digne de tous les éloges, car – je n’hésite pas à le dire – ce dîner de gala du Trentenaire a été une exceptionnelle réussite, dans la tradition des riches heures du LTH LR…

L’ancien Proviseur que je suis en a apprécié chaque instant, car, cette fois encore, j’ai trouvé mon bonheur à partager avec tous ces jeunes élèves et étudiants le résultat d’une formation rigoureuse et exigeante, telle qu’elle est pratiquée au quotidien dans tous les lycées hôteliers, mais qui leur ouvre – au bout du compte – les portes d’un avenir professionnel où ils pourront exercer tout leur talent..

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Debouts, en grande conversation avec François Fountaine, Maire de La Rochelle. (SL)

Parce qu’on y a cru et qu’on y croit toujours, tous ensemble, avec leurs professeurs et tous ceux qui ont travaillé avec nous dans ce magnifique bateau du Port des Minimes…

Et , cerise sur le gâteau, ce soir là j’ai pu serrer dans mes bras bon nombre de mes anciens collègues, avec, au cœur, la grande joie de les retrouver après tant d’années … !!!

Tous, nous avions partagé ce même état d’esprit et on venait de vivre, quelques heures durant, ce pour quoi nous nous étions engagés à fond..

Vous connaissez une meilleure récompense, vous… ???

Gérard Rebière.

Fait à Périgueux le 11 Avril 2016,