Le quartier des Rues Neuves à Périgueux.

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Mes amis,

Depuis quelque temps, on peut voir une exposition consacrée à l’ancien quartier des
 » Rues Neuves  » à Périgueux…
Une dizaine de panneaux est accrochée aux grilles de la cathédrale, côté gauche,
en remontant le  » Greffe « …
L’occasion, pour moi, de rappeler que la famille MEYNARD ( mes arrière-grands parents,
côté maternel ) a habité dans ce quartier jusque dans les années 30…
Et plus précisément : Rue du Canon. ( voir plan ci joint ) avant que les  » Cherchouly Junior, c’est à dire : la Nini ( Adrienne MEYNARD ), son mari ( le Maurice Cherchouly) et leurs deux filles, Georgette ( ma mère ) et Ginette ( ma tante ) n’emménagent dans leur nouvelle maison des Mondoux, rue Martin Bosch, prés de Barnabé..
Pour tout dire, les MEYNARD possédaient 2 maisons, se faisant face. Il suffisait donc de traverser la rue du Canon pour passer de l’une à l’autre….
On a souvent, après guerre, présenté ce quartier comme un endroit particulièrement insalubre, fréquenté par la pègre et corrompu par les vices et la misère…
Et pourtant, j’ai toujours entendu la Nini, prétendre que leurs maisons étaient fort bien tenues, toujours propres et accueillantes… Et on peut lui faire confiance..!!
Mais vous connaissez le proverbe :  » Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.. ».
Alors, je vous renvoie à ce lien qui vous en dira bien plus sur l’histoire des Rues Neuves
et de ses habitants…
Prenez le temps de lire l’article, vous verrez qu’il ‘est très intéressant…!!!
Pour en revenir à mon récit, je me souviens que ma mère avait tenu, un jour, à me montrer sa maison natale, puisque, à cette époque, la plupart des femmes accouchaient  à leur domicile.
( J’avais donc alors forcément moins de 12 ans, car ce quartier a été démoli à partir des années 60.)
Je me rappelle les rues étroites, grossièrement pavées de galets de rivière, comme encore aujourd’hui dans la Rue du Plantier… les maisons se serrant les unes aux autres.. certaines déjà abandonnées depuis longtemps servant de refuge à quelques pauvres gens… Et surtout, plus aucune forme de commerce et bien peu d’habitants…
Tout faisait penser à ces villes médiévales groupées, serré, autour de leur petite église…
Difficile de se repérer dans ce dédale de rues et de ruelles, pour qui n’est pas du quartier..
Par contre, je revois très clairement le chantier de démolition, car j’avais à le longer, chaque matin, lorsque, jeune lycéen de 6ème, je me rendais au lycée de garçons ( Bertran de Born, aujourd’hui )
Il n’était pas rare de voir monter des tourbillons de poussière résultant de l’effondrement soudain de ces vieilles bâtisses sous l’action des bulldozers ou de la barre à mine selon les cas… C’était très spectaculaire…!!!
Mon oncle, Michel BALOUT, dont l’entreprise de travaux publics avait obtenu l’adjudication de ce chantier, avait filmé cette démolition. La copie de son film a, depuis, été versée aux archives municipales….
……
Plus loin, sur le panneau 8, il est question du  » Ricou FOURNIER « , le boulanger des Rues Neuves.
Mes grands parents CHERCHOULY l’ont fort bien connu et ils évoquaient, souvent, cette figure appréciée des Périgourdins et, plus particulièrement, des habitants des Rues Neuves.
Sa générosité proverbiale lui permit de venir en aide à bien des gens en difficulté.
Mes parents, ainsi que mon oncle Michel et ma tante Ginette l’ont, eux aussi, bien connu…
Ce personnage peu ordinaire, j’ai eu le plaisir de le rencontrer, bien plus tard, à l’occasion de manifestations occitanes…
( Veillées du Novellum, Rue Port de Graule.. Années 74-75 ).
C’était un conteur passionnant..!!
Son frère Marcel avait été instituteur à Chancelade. Cet ardent défenseur de la langue d’Oc, poète et écrivain, fut, tout naturellement, intronisé Majoral du Félibrige.
Je crois bien qu’il occupait encore cette fonction lors de la Sainte Estelle à PérIgueux, en 1976.
Pour tout dire, je n’ai que bien peu de souvenirs de ce quartier à la renommée sulfureuse…
Reste que la tradition d’élire un Maire de la commune Libre des Rues Neuves ( panneau 10 ) a été transportée aux Mondoux, puisque je rappelle que mon gand père, Maurice CHERCHOULY, a été longtemps Maire de la Commune Libre des Mondoux et qu’à ce titre, il lui incombait d’accueillir les nouveaux habitants de ce quartier en pleine transformation, après guerre…
Avec son complice et voisin, le Père CROUTEL, Trésorier de l’Association, et alors directeur du Crédit Lyonnais, ils organisaient les fêtes du quartier, parties de pêche et autres bals populaires, de même que les grandes sorties annuelles en autocar : voyage à ROYAN avec la visite du fameux phare de Cordouan..par exemple….
J’en parle, par ailleurs, dans mon blog, chapitre  » Rétro  » , Souvenirs d’enfance…
…./…..
Un jour, quelqu’un m’a qualifié de  » témoin  » lors d’une réunion consacrée à l’histoire du quartier des Mondoux…
J’ai mis, je l’avoue, quelques secondes avant de comprendre de quoi il retournait…
Rien à voir, bien sûr, avec un événement quelconque, accident ou phénomène inattendu venant de se produire et auquel j’aurais assisté..
Non, non..!!
J’ai donc été contraint de reconnaître ( puisque telle était bien l’idée du message ) que j’ai, maintenant, l’âge de témoigner… de rapporter… d’aller puiser, au fond de ma mémoire, ces vieilles choses du passé….
Cette constatation aurait pu être déprimante..
Mais je ne suis pas le seul dans ce cas…. et, de mon point de vue, il faut des passeurs de mémoire…
Alors, je fais contre mauvaise fortune bon coeur et c’est ainsi que, désormais,… je témoigne..!!
CQFD….
Je vous embrasse.
Gérard.
Fait à Périgueux, le 16 08 2017.
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